JO 2016 – Le village olympique de Rio ne fait pas l'unanimité

Si les Jeux Olympiques constituent le plus grand événement sportif planétaire, ils le doivent bien entendu au niveau exceptionnel de ses compétitions et de ses participants. Pour l’athlète, ce qui constitue aussi la mystique des JO c’est le fameux village olympique, à l’abri des regards, et qui leur est réservé. La presse, une très petite partie d’entre elle, n’y a accès qu’à l’occasion de deux après-midi avant l’ouverture officielle des Jeux. La première s’est tenue mardi. L’impression en y pénétrant est que le terme de village semble mal approprié. Un ensemble de 31 immeubles de 17 étages le compose. L’impression est plus proche d’un quartier de ville. Les distances à parcourir nécessitent souvent l’usage d’un vélo. Ceux du TEC prêtés aux Belges avec leur design original ne passent pas inaperçus.
Le Team Belgium occupe les trois premiers étages, soit 32 appartements, de l’immeuble 22 (un des plus récemment réceptionnés).
La presse a pu voir ses conditions d’hébergement et ainsi rencontrer plusieurs athlètes, entraîneurs et membres du COIB en dehors d’un contexte purement sportif.
Les avis sont partagés quant à l’évaluation du village de Rio. « Cela ne change pas beaucoup au niveau du logement », confie Felix Denayer, le joueur de hockey, déjà présent à Pékin et Londres. « Les appartements sont assez équivalents ». Les Red Lions, au nombre de 18, plus leur staff, sont répartis en appartements de six personnes qui comprend trois chambres (tous les lits possèdent une moustiquaire par précaution contre le Zika), deux salles de bain, une grande cuisine (non équipée) en longueur, un grand salon, pas de salle à manger puisque l’immense restaurant est ouvert 24 heures sur 24 (et gratuit) et une grande terrasse. « Ce qui manque, et c’est dommage, c’est une salle de jeu, où on pourrait se détendre au jouant au kicker ou au billard, et où on pourrait à cette occasion facilement faire connaissance avec des athlètes étrangers, comme c’était le cas à Londres. »
« Ils ont soigné l’aménagement extérieur, mais les bâtiments ne sont pas finis », estime Philippe Préat, un des deux « High Performance Manager » du COIB présent à ses 5es JO d’été (plus 3 d’hiver).
« Londres était beaucoup mieux organisé », reconnaît le badiste, et désormais docteur, Yuhan Tan. « Bien sûr ici, l’environnement est joli, mais les logements sont plus basiques, la nourriture est moins variée, moins goûteuse et de moins bonne qualité que dans la capitale anglaise. »
Au niveau des loisirs, piscine et terrains de tennis sont à disposition, « mais je suis content que nous soyons une équipe », reconnaît Felix Denayer. « Ce doit être moins amusant pour un athlète seul. Nous ici, on peut se réunir tous ensemble dans un salon et projeter un film ou jouer. On se connaît tellement bien. On a l’habitude de passer notre temps ensemble, on a moins besoin de divertissement extérieur. »

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03 août 2016 - 00h10