JO 2016 – "Le classement du premier jour n'intéresse personne", rappelle Nafissatou Thiam

Eclaircie dans le ciel couvert, froid et humide de Rio, qui accueillait sa première journée des épreuves olympiques d’athlétisme, l’heptathlonienne Nafissatou Thiam occupe la 2e place à l’issue de la première journée de l’heptathlon à 21 ans à peine. Son total de 3985 points lui permet de compter 65 points d’avance sur son record national (6508 points qui remonte à 2014). De quoi faire oublier du côté du Team Belgium une qualification de justesse de Philip Milanov pour la finale du lancer du disque et les éliminations sans discussion des jumeaux Kevin et Jonathan Borlée en séries du 400 m. « Je suis très contente de cette journée. Un record sur les haies, un record à la hauteur avec un super beau concours, au poids j’ai réussi à faire un bon truc malgré ma blessure. C’était un soulagement. J’ai eu beaucoup de mal à passer à travers la douleur du premier essai. Le 200m, c’est compliqué comme toujours pour moi. Pas catastrophique non plus. »
Avec ses 13.56 secondes (gain de 7/100es), 1m98 (plus 1 cm, nouveau record du monde au cours d’un heptathlon), 14m91 (meilleur résultat des concurrentes) et 25.10 (à 1/100e de son meilleur temps de la saison), elle a accumulé successivement 1041, 1211, 855 et 878 points. Elle n’est devancée que de 72 points par la championne olympique en titre la Britannique Jessica Ennis-Hill qui en totalise 4057.
« Le classement de la première journée n’intéresse personne. C’est celui de la seconde qui est le plus important. Mes meilleures épreuves sont passées. Les plus difficiles arrivent. Pour certaines c’est l’inverse », tempère Nafi Thiam à l’adresse de ceux qui pensent déjà un podium éventuel. « Je ne fais pas tellement attention au classement. Je me concentre sur mes épreuves. »
L’an dernier aux Mondiaux de Pékin, Thiam avait pris la 11e place et à ceux de Moscou en 2013, la 14e.
Cette journée avait failli très mal débuter sur le 100 m haies quand un 2e faux départ a été signifié. « Je n’ai pas trop compris lors du 2e départ. Ce n’est pas moi qui ait bougé c’est la fille à côté (l’Américaine Barbara Nwaba). Quand j’ai vu les temps de réaction (qui la désignait) je me suis ‘qu’est-ce qui se passe, cela va s’arrêter pour moi’. Et puis bon, au final on a toutes les deux pu courir. »

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13 août 2016 - 05h30