JO 2016 – Jonathan Borlée, en forme ascendante, se sent capable de bien faire

A l’inverse de son jumeau Kevin, Jonathan Borlée affiche à deux jours des séries 400m des Jeux Olympiques de Rio une mine des bons jours. “Je suis assez serein. Je pense que je suis au meilleur niveau de ma saison. Ce n’était pas difficile (rires). Je retrouve mes sensations. Je pense que je peux faire quelque chose de bien, une bonne course.” “Maintenant, est-ce que ce sera suffisant ? Je ne sais pas. Les deux dernières courses étaient assez bonnes. Seul le finish manquait. On a travaillé là-dessus: avoir un peu plus de vitesse pour que ces 200 premiers mètres soient plus faciles et qu’on garde un peu d’énergie pour la fin. J’espère que cela passera”, a-t-il confié.
Il participera à ses troisièmes Jeux avec une approche nouvelle. “En 2008, on n’avait rien à perdre, on arrivait comme des novices. On a profité de l’ambiance des Jeux. En 2012, on avait d’autres ambitions, il y avait plus de pression, c’était plus difficile. Ici à Rio, j’ai vraiment envie d’en profiter tout en performant au plus haut niveau.”
Personne n’a oublié la course de Jonathan en séries des JO de Londres où il avait battu le record de Belgique (44.43) et approché celui d’Europe (44.33) tout en se relevant sur la fin. “Avant Londres, je savais que j’étais dans ma meilleure forme”, reconnaît Jonathan qui ne devrait pas courir le 200 mètres, “Sauf si. Imaginons, je ne cours pas le 400, je fais un faux-départ mais normalement je ne m’alignerai pas.”
“C’est sûr que la densité des performances a fait un grand bond ces deux dernières années”, analyse ensuite le recordman de Belgique. “Je dois être à mon meilleur niveau si je veux faire quelque chose. Je ne fais pas une croix dessus. C’est sûr que ce sera difficile. Il me manque une course référence où cela se passe bien du début à la fin. C’est plus facile d’arriver dans un championnat avec une course référence, pas spécialement un chrono mais au moins avoir des sensations tout au long de la course. Cela manque cette année. Je pense que si je fais une bonne course cela se passera bien.”
Une finale ? “C’est possible. Est-ce que je pense à cela ? Non. Je pense à prendre course après course et voir où cela mène. Je ne me fixe pas d’objectifs pour le moment. Si je me donne à fond et si je réalise une bonne course, je n’aurai rien à regretter. Si je n’ai rien à regretter et bien, peu importe où j’en suis. Comme à Pékin (aux Mondiaux en 2015). J’ai bien couru et je ne suis pas passé. Les autres étaient plus forts que moi. Si après ma course, je sais que je ne pouvais pas faire mieux. Si je dois sortir en séries, en demies, c’est le sport.”

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10 août 2016 - 17h35