Italie: la cour constitutionnelle invalide partiellement la loi électorale

La Cour constitutionnelle italienne a supprimé mercredi plusieurs parties de l’Italicum, la loi électorale imaginée par l’ancien président du Conseil Matteo Renzi et promulguée en mai 2015. La cour a notamment invalidé le deuxième tour prévu si aucun parti n’obtenait au moins 40% des voix, réintroduisant donc un scrutin principalement proportionnel. Cette loi électorale, qui ne concernait que la Chambre des députés, prévoyait l’attribution de 55% des sièges au parti obtenant au moins 40% des voix. Si ce résultat n’était pas atteint, un deuxième tour était alors organisé entre les deux partis arrivés en tête du premier scrutin.

La Cour constitutionnelle a décidé de supprimer ce deuxième tour mais également la liberté offerte aux élus en tête de liste de choisir leur circonscription a posteriori. Elle confirme par contre la prime de 55% des sièges accordée au parti arrivé en tête des élections, une disposition fortement critiquée par les opposant à l’Italicum.

Ses motivations ne seront connues qu’au mois de février mais la Cour précise que ces modifications sont immédiatement applicables. L’Italie peut donc retourner aux urnes avec cette loi électorale modifiée.

Les principaux partis ne sont cependant pas d’accord sur la tenue d’élections anticipées. La Ligue du Nord, le Mouvement 5 Etoiles ou encore Matteo Renzi plaident pour un scrutin dès les prochains mois alors que d’autres formations ou courants politiques préfèrent temporiser. Le mandat de l’actuel président du Conseil Paolo Gentiloni prend normalement fin au printemps 2018.

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25 janvier 2017 - 18h40