Irak: la coalition a doublé à 450 le nombre de ses conseillers militaires à Mossoul

La coalition internationale a doublé à environ 450 le nombre de conseillers militaires qui assistent les forces irakiennes engagées dans la bataille pour reprendre Mossoul aux djihadistes, a indiqué mercredi un porte-parole militaire de la coalition. Ces conseillers militaires supplémentaires ont été déployés “ces deux dernières semaines” pour renforcer l’armée irakienne dans une nouvelle phase de l’offensive, a indiqué le colonel américain John Dorrian, qui s’exprimait en vidéo-conférence depuis Bagdad.
L’armée irakienne a lancé le 29 décembre la deuxième phase de son offensive pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique (EI), avec pour objectif de reprendre totalement la partie de la ville située à l’est du Tigre, le fleuve qui traverse l’agglomération du nord au sud.
Le doublement du nombre de conseillers militaires de la coalition à Mossoul fait partie d’une “série de mesures” prises pour “accélérer” l’avance des forces irakiennes, a précisé le colonel Dorrian.
Les conseillers militaires de la coalition restent “derrière la ligne de front”, mais ils ont déjà pénétré à plusieurs reprises dans la ville elle-même, a-t-il également indiqué. “Ils sont rentrés dans la ville plusieurs fois, oui”, a-t-il dit.
Depuis le début de la bataille de Mossoul le 17 octobre, les forces d’élite du contre-terrorisme (CTS) irakiennes ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de l’est de Mossoul.
La prise de Mossoul est l’un des deux grands objectifs de la coalition contre le groupe Etat islamique, avec celle de Raqa en Syrie.
C’est à Mossoul, deuxième grande ville de l’Irak, que l’EI avait annoncé son califat auto-proclamé, en juin 2014.
Mercredi, le porte-parole militaire américain a salué la “patience tactique” des forces irakiennes, qui doivent “nettoyer” chaque immeuble de tout combattant ennemi ou piège explosif, au fur et à mesure de leur progression dans la ville.
Dans chaque bâtiment, “souvent de quatre étages ou plus”, il faut faire ce nettoyage “du toit aux tunnels construits en sous-sol, en vérifiant chaque pièce ou chaque placard”, a-t-il expliqué.
“Cela prend du temps” et “c’est extrêmement dangereux”, a-t-il souligné, précisant qu’il y avait “environ 200.000 bâtiments” dans la ville.
Mais petit à petit les forces irakiennes progressent, et leurs trois axes d’entrée dans l’est de Mossoul “commencent à converger”, a-t-il dit.
Les djihadistes, coupés de l’ouest de Mossoul par la destruction des ponts sur le Tigre, “n’ont pas les ressources pour défendre les trois” axes, a-t-il souligné.
“Il y a eu beaucoup d’informations sur les pertes des forces irakiennes, mais les pertes (des djihadistes) sont bien supérieures”, a-t-il dit.

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04 janvier 2017 - 22h40