Fusion Vivaqua-Hydrobru: le parlement bruxellois doit jouer la carte de la conciliation, pour Charles Picqué

Le bureau élargi du parlement bruxellois désignera le 9 janvier prochain les députés qui composeront la délégation chargée de participer aux échanges avec le parlement flamand pour tenter de déminer le conflit d’intérêts activé par motion jeudi par l’assemblée flamande au sujet de la proposition d’ordonnance visant la fusion de Vivaqua et d’Hydrobu, a indiqué vendredi le président du parlement bruxellois Charles Picqué, à l’occasion d’un échange de vues au parlement régional au sujet de cette motion. M. Picqué n’a pas caché son souhait voir les députés bruxellois tenter la conciliation pour arriver à une solution dans l’intérêt du fonctionnement du système fédéral. Le mini-débat entre députés bruxellois a donné lieu à de vifs échanges entre la N-VA et le PS, mais aussi d’autres groupes politiques néerlandophones bruxellois peu enchantés de l’enclenchement de la procédure de conflit d’intérêts qu’ils attribuent à la N-VA. Par la voix de Liesbet Dhaene, la formation nationaliste s’est défendue d’avoir agi seule au parlement flamand.

Philippe Close (PS) lui a répliqué que l’extrême majorité du parlement bruxellois était favorable à la fusion et que “certains partis voulant la destruction de Bruxelles sont juste venus ici défendre le point de vue de la Flandre”. Els Ampe (Open Vld) et Paul Delva (CD&V) ont souligné que jusqu’à la dernière minute une solution avait été recherchée pour rencontrer la volonté de sortie de communes flamandes de Vivaqua.

“Ceux qui vont à présent à l’encontre de la fusion sont ceux qui se plaignent du nombre de mandats trop élevés”, a dit l’élue libérale flamande à l’attention de la N-VA, non sans avoir fait part de son incompréhension devant le procédé choisi dans le contexte d’un problème de nature purement commercial. Jef Van Damme (sp.a) a déploré que l’on en soit “dans ce pays à utiliser l’arme du conflit d’intérêts sur une futilité”. “Le mérite de la N-VA est de ne pas parler de ce qui nous unit, mais uniquement de ce qui nous divise”, a-t-il ajouté.

Arnaud Pinxteren (Ecolo) et Annemie Maes (Groen) ont regretté la tournure communautaire des événements et la nonchalance dans la gestion de la demande de certaines communes flamandes. Pour Benoît Cerexhe (cdH), la procédure en conflit d’intérêts a été activée pour “casser une dynamique que nous tentons d’insuffler ensemble pour une qualité de vie accrue et la rationalisation de nos outils. Ceux qui sont à la manœuvre sont ceux qui nient l’existence de la troisième Région du pays”.

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23 décembre 2016 - 20h25