France: recherches d'éventuelles victimes après un éboulement de falaise sur une plage

Des dizaines de pompiers étaient mobilisés jeudi soir pour tenter de retrouver d’éventuelles victimes d’un éboulement massif de falaise qui s’est produit en début d’après-midi sur une plage de la « Côte d’Albâtre », au nord de Fécamp (Seine-Maritime), a-t-on appris de sources condordantes.
Cet éboulement, sur une longueur d’une centaine de mètres de la falaise, a eu lieu vers 14H00. Près de 50.000 m3 de roches se sont écroulées sur une plage de la commune de Saint-Martin-aux-Buneaux, entre Fécamp et Saint-Valéry-en-Caux, au lieu-dit « Petites dalles », selon le Service d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-Maritime. « Il existe des suspicions sur la présence de personnes sous l’amas de roches crayeuses », a indiqué la préfecture de Seine-Maritime.
Selon le SDIS, les suspicions proviennent de témoignages de passants qui auraient vu des personnes se trouvant sur la plage peu avant l’éboulement.

Quelque 45 sapeurs-pompiers de Seine-maritime, aidés d’une équipe cynophile venue du Calvados voisin, ont entrepris des recherches dans l’amas de rochers.
Deux ambulances se tiennent prêtes à prendre en charge d’éventuels blessés. Un hélicoptère et des embarcations participent aux recherches, la mer ayant monté depuis le début de l’après-midi.
De son côté, la gendarmerie a entrepris de vérifier chaque voiture stationnée dans les environs pour s’assurer que son propriétaire est bien présent sur les lieux.

La préfecture de Seine-Maritime a appelé les vacanciers à la plus grande prudence. Ce phénomène géologique n’est pas inhabituel sur la « côte d’albâtre » où les falaises calcaires sont fragilisées par l’érosion et les pluies.
Le plus souvent ces effondrements ne font pas de victimes, mais en août 2015, sur la plage de Varengeville-sur-mer, un pêcheur octogénaire avait été tué. En 2013, près d’Etretat, 30.000 tonnes s’étaient détachées, sans faire de victimes.
A Dieppe, un quartier du sud de la ville va devoir être modifié et des maisons détruites, en raison des risques d’éboulements.

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25 août 2016 - 21h15