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France: la deuxième vie de Vizir, cheval empaillé de Napoléon

Surprise des visiteurs au musée de l’Armée à Paris en découvrant deux taxidermistes penchés sur un étalon blanc: ces experts travaillent à redonner du lustre au dernier cheval de Napoléon Bonaparte, dont l’histoire tumultueuse n’a rien à envier à celle de l’empereur français. « Vizir » doit être restauré manu militari: 200 ans après avoir mené son illustre maître à la victoire contre les Prusses et les Russes, le cheval empaillé souffre de fissures et déchirures, il faut aussi réhydrater et recolorer son poil. « C’est un spécimen qui a souffert », résume la taxidermiste Yveline Huguet, tout en travaillant sur le poitrail du cheval, où apparaît une craquelure. L’étalon arabe, un cadeau d’un sultan ottoman à Napoléon en 1802, est marqué à la croupe du sceau impérial, un N surmonté d’une couronne.

Parmi les chevaux préférés de l’empereur, il accompagne son maître en exil sur l’île d’Elbe entre 1814 et 1815. Vizir lui rappelle les grandes victoires des batailles d’Iena (octobre 1806 contre les Prussiens) et d’Eylau (février 1807, particulièrement meurtrière avec 25.000 tués). Lorsque Napoléon tente de revenir au pouvoir, pour cent jours, Vizir a gagné l’âge de la retraite. Quand l’étalon rentre en France avec son maître, lui est donc épargnée l’ignominie de la défaite de Waterloo, qui signe la fin de l’empire napoléonien.

Il est recueilli au soir de sa vie par Léon de Chanlaire, un fonctionnaire des écuries impériales, pendant que Napoléon, mis au ban de l’Europe, se meurt en exil sur l’île de Sainte-Hélène. Vizir décède, lui, à l’âge exceptionnel de 33 ans en 1826, soit cinq ans après son maître. Puis Vizir est empaillé par Léon de Chanlaire peu après sa mort. Mais, craignant que les représailles contre ceux soupçonnés de liens avec Napoléon concernent aussi son cheval, Léon de Chanlaire vend Vizir à un Britannique vivant dans le nord de la France, William Clark. Ce dernier craint finalement, lui aussi, d’être associé à l’empire défunt: il passe Vizir en contrebande en Angleterre, en 1839.

L’un de ses compatriotes britanniques, John Greaves, a préalablement désempaillé Vizir pour que la carcasse puisse être transportée en camion et échappe à la curiosité des douaniers. « C’était d’ailleurs sur le conseil du consul britannique », souligne Grégory Spourdos, conservateur adjoint du département moderne du musée de l’Armée. « C’est lui-même qui lui avait dit +pensez bien soigneusement à plier la peau et à la cacher dans une malle+ ». Une fois en sécurité de l’autre côté de la Manche, Vizir est de nouveau empaillé puis présenté dignement au public à la Société d’histoire naturelle de Manchester en 1843.

Mais le temps fait son oeuvre. Les travaux de taxidermie pour lui redonner son lustre d’antan sont prévus pour durer quatre semaines. Le musée de l’Armée a lancé une opération de financement participatif pour « sauver Vizir ». Le musée s’était fixé comme objectif de récolter 15.000 euros mais les dons ont dépassé les espoirs et plus de 20.000 euros ont finalement été réunis. L’excédent servira à l’achat d’une nouvelle vitrine de présentation, où la température, soigneusement contrôlée, le mettra à l’abri de toute dégradation. Vizir avait finalement été rapatrié en France en 1868, après des difficultés financières de la Société d’histoire naturelle de Manchester, selon Grégory Spourdos. « L’étalon a pu rentrer en France parce que c’était le règne de Napoléon III, donc tout ce qui était lié à Napoléon Bonaparte était bienvenu », souligne-t-il. Mais la fin du régime du neveu de Bonaparte est scellée deux ans plus tard… et Vizir est relégué dans une réserve du musée du Louvre pendant plus de trente ans.

En 1905, il prend finalement place au musée de l’Armée, à quelques trots de l’imposante tombe de son maître sous le dôme des Invalides. « Vizir et Napoléon quittèrent tous deux la France pour l’Angleterre, l’un à Manchester, l’autre à Sainte-Hélène. Et puis, le maître et son cheval sont de nouveau réunis », glisse Grégory Spourdos.

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