Fashion Week homme: on s'emmitoufle!

Comment s’emmitoufler avec style en hiver? Avec des écharpes édredons, des pantalons doudounes et des superpositions, répondent les défilés de mode masculine qui ont débuté mercredi à Paris, par une météo glaciale. La capitale française a pris le relais de Milan, avec cinquante shows prévus jusqu’à dimanche, qui donneront le « la » des tendances de l’automne-hiver prochain.

Pour sa deuxième collection homme chez Balenciaga, le créateur Demna Gvasalia a proposé une variation autour du costume de bureau. Le designer, également à la tête du label branché Vetement, apporte au vestiaire du businessman sa touche décalée et vintage.

Le costume se porte sur une chemise largement ouverte, d’épaisses chaussures de sport ou bottes de motard. Les manteaux droits sont très longs, légèrement oversize, et ne s’embarrassent pas forcément de pantalon, optant parfois pour des chaussettes montant jusqu’aux cuisses.

Des superpositions également présentes chez la marque japonaise Facetasm, qui défilait aussi au premier jour de la Fashion Week homme.

Chez le créateur Hiromichi Ochiai, originaire de Tokyo, la silhouette est oversize, les vêtements s’accumulent pour une allure streetwear colorée et métissée, « chaotique mais sophistiquée ». Sur l’une des silhouettes féminines présentées, la nuisette se superpose à une combinaison en doudoune noire.

Ces jeunes urbains, aux cheveux savamment emmêlés sur le front, ont des marques sur les joues, qui font penser de loin à de l’acné ou à des traces laissées par l’oreiller. Ils portent parfois un masque sur la bouche, pour se protéger de la pollution, ou d’un virus?

Marque française créée en 2014 par les frères Valentin et Florentin Glemarec, âgés de 21 et 22 ans, Icosae faisait ses débuts dans le programme officiel de la Fashion Week.

Sous des néons blafards défilent des hommes aux silhouettes sombres, chaussés de Dr Martens pour une allure punk. Les vestes noires sont ajustées et parsemées d’ornements, de boutons pression et de chiffres, ou du slogan « color my life with the chaos of trouble », tiré de la comédie romantique de 2009 « (500) Days of summer ».

Les deux frères, dont l’arrière-grand-père était tailleur en Bretagne, ont étudié le dessin et la peinture à l’Ecole du Louvre, et font fabriquer tous leurs vêtements en France.

Pour se couvrir la gorge, le créateur belge Glenn Martens, à la tête de Y/Project, a imaginé une écharpe semblable à celles des supporters de foot, mais à l’effigie de Josephine, Napoléon, Henri VIII…

Chez le Belge Walter Van Beirendonck, connu pour sa mode humoristique et colorée, on se protège les mains des frimas à l’aide de gants géants, qui donnent une allure cocasse à la silhouette. Les hommes portent des collants à imprimés de plumes, sous des manteaux-capes à la Sherlock Holmes. La tête se couvre d’un bonnet, d’une capuche ou d’un chapeau, et le visage disparaît derrière un foulard coloré qui ne laisse voir que les yeux.

Lemaire, marque des créateurs Christophe Lemaire, ex-Hermès pour la mode féminine, et Sarah-Linh Tran, propose un vestiaire masculin tout en sobriété, dominé par le noir et les couleurs de terre.

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19 janvier 2017 - 08h15