Est de l'Ukraine: l'ONU demande un retour au cessez-le-feu

Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé mardi à l’unanimité à un retour immédiat au cessez-le-feu en Ukraine après trois jours d’affrontements qui ont provoqué la mort d’au moins 13 personnes dans l’est du pays. Le Conseil a approuvé un texte rédigé par l’Ukraine, auquel la Russie ne s’est pas opposé, à l’issue d’une réunion à huis clos.
Les membres du Conseil ont “exprimé leurs graves inquiétudes à propos de la dangereuse dégradation de la situation dans l’est de l’Ukraine et son impact sur la population civile”. Ils ont “condamné l’utilisation d’armes prohibées par les accords de Minsk le long de la ligne de contact dans la région de Donetsk, qui a conduit à des morts et des blessés, y compris parmi les civils”.
Les accords de Minsk, appuyés par la France et l’Allemagne, ont mis en place une série de mesures pour mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine, mais leur application a été compliquée. Les derniers combats ont eu lieu près de la ville d’Avdiïvka, contrôlée par le gouvernement, et ont laissé 20.000 personnes sans électricité.
“Les membres du Conseil de sécurité ont appelé à un retour immédiat au régime de cessez-le-feu”, reprend le texte.
Par le passé la Russie bloquait systématiquement les projets de texte soumis par l’Ukraine, qui est membre non permanent du Conseil.
Selon l’ambassadeur ukrainien Volodymyr Yelchenko, qui s’est exprimé après la réunion, les violences commises dans l’est de l’Ukraine peuvent s’assimiler à des crimes de guerre: “Nous pensons que ces actions des Russes et de pro-Russes peuvent être qualifiées de crimes de guerre, une violation flagrante de la convention de Genève”, a-t-il dit.
M. Yelchenko a rencontré lundi la nouvelle ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, qui a réaffirmé “le soutien des Etats-Unis à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine”, selon un communiqué de la mission américaine. La crise ukrainienne sera de nouveau au programme du Conseil de sécurité jeudi.
Le conflit a fait près de 10.000 morts depuis 2014, dont plus de la moitié d’entre eux sont des civils.

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01 février 2017 - 04h40