En raison de leur origine, certains élus sont taxés de communautarisme, dénonce Khattabi

La co-présidente d’Ecolo, Zakia Khattabi, a dénoncé dimanche sur le plateau de la RTBF le procès en communautarisme que l’on faisait à son parti. Son origine maghrébine n’y est pas étrangère, a-t-elle déploré. La question du port du voile a agité les écologistes à la Ville de Bruxelles. En désaccord avec ses collègues, Marie Nagy a perdu sa fonction de chef de groupe au conseil communal après la parution dans la presse d’une tribune libre critique envers Ecolo.

Aucune position du parti n’a jamais été dictée par un quelconque souci de plaire à une communauté, selon Mme Khattabi. « Cela revient régulièrement sans que ce soit basé sur aucun fait objectif », a affirmé Mme Khattabi. A entendre la co-présidente, née de parents originaires du Maghreb, Ecolo se fait accuser de communautarisme depuis qu’elle en assume la direction. « Des journalistes m’ont appelée en me demandant quelles étaient mes croyances, est-ce que ce n’était pas du fait de ma présidence qu’Ecolo prenait des positions communautaristes. Je trouve cela très grave », a-t-elle expliqué.

Qui plus est, les positions politiques qu’adoptent certains mandataires seraient systématiquement biaisées par leur origine. « Je le dis avec beaucoup de colère parce qu’aujourd’hui, quand on s’appelle Zoubida Jellab (conseillère communale à Bruxelles) ou Zakia Khattabi, on ne peut pas prendre des positions droits-de-l’hommistes sans qu’on soit taxé de communautarisme. C’est grave (…) Je sens que sur certains thèmes, je suis devenue suspecte, et c’est le climat ambiant qui veut ça », a-t-elle ajouté.

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23 avril 2017 - 16h30