En France, une yourte transformée en salle de classe

Dans l’école des Trois Clefs à Boëseghem (Nord), une vingtaine d’enfants de CE1 seront scolarisés dans une yourte à partir de jeudi, jour de rentrée scolaire. « En février, on a appris qu’on devait ouvrir une 6e classe et on n’avait pas de local », a expliqué à l’AFP Danielle Mametz, 54 ans, maire depuis 2001 de ce village de 700 habitants des Flandres françaises. « J’ai aussitôt pensé à une yourte, car, de par mon expérience personnelle, j’ai apprécié des séjours dans cet habitat et aussi parce que la commune d’Hantay, dans le Nord, a installé l’an passé une yourte pour les activités périscolaires de son école », a-t-elle ajouté, soulignant qu’elle avait visité et été « séduite » par l’installation. Le directeur de l’école publique de Boëseghem, Quentin Callewaert, a aussi été attiré par cette proposition « à partir du moment où les conditions de sécurité étaient assurées ». « À ma connaissance, c’est une première ou une des premières en France », a-t-il dit.

La yourte de 63 m2, qui a un parquet, possède « une très bonne acoustique » tandis qu’un puits de lumière au sommet et deux portes vitrées « assurent une bonne luminosité » à la classe, selon Quentin Callewaert, précisant que la commission de sécurité avait donné son feu vert vendredi. Cette tente, qui est très utilisée par les nomades en Mongolie et en Asie centrale, est installée à l’écart de la cour de l’école et a coûté 70 000 euros.

« On ne peut pas monter de meubles sur les cloisons, aussi va-t-on avoir des tableaux numériques. Cette yourte a un côté traditionnel, mais est aussi novatrice », s’est félicité Quentin Callewaert, précisant que l’école était passée de 90 à 150 élèves en dix ans. Selon Danielle Mametz, cette salle atypique « va permettre d’ouvrir les écoliers vers une autre culture, et par les temps qui courent, c’est une belle chose de s’ouvrir aux autres ».

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30 août 2016 - 12h55