Elections législatives néerlandaises 2017 – Forte participation aux législatives

Des millions de Néerlandais ont voté mercredi en masse aux législatives où est en lice le député anti-système Geert Wilders, dont le score fera figure de baromètre de la montée du populisme en Europe. 55% des 12,9 millions d’électeurs potentiels avaient déjà voté peu avant 18H00, selon l’Institut de sondage Ipsos, par une journée ensoleillée, contre 48% à la même heure lors des dernières législatives en 2012, mais contre 58% en 2006.
Les prédictions évoquent un taux de participation d’environ 80%, soit 8% de moins que l’actuel record de 88% atteint en 1977.
Après le Brexit au Royaume-Uni et la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, tous les yeux sont braqués sur la formation de Geert Wilders, en recul dans les derniers sondages après avoir caracolé en tête durant des mois.
Déjà marquée par les questions de l’identité et de l’immigration dans ce pays de 17 millions d’habitants, la campagne a été phagocytée par l’éclatement le week-end dernier d’une crise diplomatique avec Ankara après l’interdiction faite par les autorités néerlandaises à des ministres turcs de participer à des meetings en faveur du président Recep Tayyip Erdogan.
« Attendons de voir les résultats », a déclaré Geert Wilders devant des journalistes présents en masse, après avoir voté dans une école de la banlieue de La Haye.
Les citoyens ont jusqu’à 21h00 pour se rendre dans les milliers de bureaux de vote, avec une publication des premiers sondages de sortie des urnes dans la foulée.
Par peur d’attaques informatiques, les voix seront intégralement comptées à la main et les résultats officiels communiqués mardi.
Les files étaient longues aussi dans le quartier du Schilderswijk à La Haye, où la majorité des résidents sont d’origine turque ou marocaine. « J’ai peur parce que je suis musulmane donc c’est aussi contre moi », confie Khadiga Kallouh, jeune étudiante de 22 ans, en référence aux promesses de « moins de Marocains » aux Pays-Bas de Geert Wilders. « Il devient très difficile pour nous de nous défendre. »
« Je pense qu’on peut toujours vivre ensemble mais cela devient plus difficile », ajoute-t-elle.

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15 mars 2017 - 19h35