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Du cannabis dans les pharmacies d'Uruguay à partir de juillet

L’Uruguay deviendra en juillet le premier pays au monde à vendre en pharmacies du cannabis produit sous contrôle de l’Etat et pour un usage récréatif, ont annoncé jeudi les autorités. A partir des « deux premières semaines de juillet », « le cannabis (commencera à être) distribué dans les pharmacies », a annoncé le conseiller à la présidence uruguayenne et président du Conseil national des drogues, Juan Andrés Roballo, lors d’une conférence de presse. Le « 2 mai, nous allons habiliter le registre des usagers » sur lequel les Uruguayens et étrangers titulaires d’une carte de résident permanent pourront s’inscrire, s’ils souhaitent acheter du cannabis par ce biais. La drogue douce sera commercialisée au prix d’1,30 dollar le gramme, chaque consommateur pouvant en acheter au maximum 10 grammes par semaine. Le tarif permettra de rémunérer les entreprises privées sélectionnées par l’Etat pour produire la drogue et les pharmacies, l’Etat récupérant une partie des recettes pour financer « essentiellement des politiques de prévention », a expliqué le secrétaire général du Conseil national des drogues, Diego Olivera.
L’Uruguay a adopté en décembre 2013 une loi novatrice mais polémique, autorisant trois modes d’accès au cannabis: culture à domicile pour la consommation personnelle, appartenance à un club cannabique pour planter de manière coopérative et achat de marijuana en pharmacie. Ce dernier volet, plusieurs fois repoussé, est le dernier à devoir se concrétiser.
L’Uruguay dispose pour l’instant de 400 kilos de cannabis, produits par deux entreprises privées sous contrôle de l’Etat. La demande devrait être beaucoup plus importante, mais l’ouverture du registre d’usagers intéressés « mettra les entreprises (productrices) en conditions de passer à la vitesse supérieure, en fonction des attentes ».
Fin 2015, les autorités uruguayennes avaient dit qu’elles souhaitaient produire six à dix tonnes de cannabis par an, précisant à l’époque que l’Etat percevrait 10 à 13% des recettes issues de la commercialisation, plus le prix des licences payé par les entreprises productrices. Jusqu’à présent, seules 16 pharmacies du pays ont donné leur accord pour vendre du cannabis au grand public.

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07 avril 2017 - 02h10