Donald Trump appelle à retenir les leçons de l'Holocauste et à rester "vigilant"

Le président des Etats-Unis Donald Trump a appelé lundi à ne jamais oublier les leçons de l’Holocauste, soulignant la nécessité de rester vigilant face « aux idéologies de la haine et l’indifférence ». « Toutes les générations doivent retenir les leçons de l’Holocauste pour qu’une telle horreur, une telle atrocité, un tel génocide ne se reproduise plus jamais », indique M. Trump dans une proclamation publiée à l’occasion de la « Semaine de la mémoire ».
Rappelant que l’Holocauste fut « la persécution systématique et la tentative d’anéantissement de la communauté juive d’Europe par le régime nazi », le président américain souligne la nécessité de « se souvenir des victimes, rendre hommage à leurs vies et célébrer la victoire de l’humanité sur la tyrannie et le mal ».
« Nous ne devons jamais oublier », ajoute le président républicain qui s’exprimera mardi depuis le musée de l’Holocauste de Washington.
Sa fille Ivanka Trump, qui s’est convertie au judaïsme avant d’épouser Jared Kushner, qui est aujourd’hui conseiller du président, a de son côté insisté sur la nécessité pour les dirigeants du monde entier de tout faire pour que l’Holocauste « ne se reproduise plus jamais ».
Fin janvier, quelques jours après la prise de fonction de M. Trump, une polémique avait éclaté lorsque le président américain avait, à l’occasion de la journée mondiale à la mémoire des victimes de l’Holocauste, diffusé un communiqué dans lequel il n’évoquait pas spécifiquement les Juifs.
L’association Anti-Defamation League, qui recense les actes d’antisémitisme, avait dénoncé un oubli « déconcertant et inquiétant », relevant qu’il marquait une rupture avec les administrations précédentes.
Donald Trump avait aussi été critiqué pour sa réaction jugée trop lente à une série d’incidents à caractère antisémite.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a par ailleurs été contraint de s’excuser mi-avril après avoir fait une comparaison hasardeuse entre Adolf Hitler et le président syrien Bachar al-Assad. Ses propos avaient provoqué l’indignation bien au-delà des frontières américaines, notamment en Israël.

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25 avril 2017 - 00h50