Donald Trump agite une nouvelle fois le monde politique belge

Les mesures prises par le nouveau président américain ont résonné jeudi dans l’hémicycle de la Chambre. Le chef de groupe N-VA, Peter De Roover, a appelé toutes les institutions du pays à faire preuve de réserve face aux résultats d’une élection démocratique. L’interdiction d’entrée sur le sol des Etats-Unis faite aux ressortissant de sept pays a déjà animé le week-end. La N-VA est apparue en porte-à-faux à l’égard des autres partis du gouvernement et de la position belge exprimée par le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. Mercredi, le premier ministre Charles Michel s’est employé à calmer le jeu. Le gouvernement parle d’une seule voix, a-t-il affirmé avant d’accuser l’opposition de faire une utilisation sélective des propos des ministres nationalistes.

Entretemps, le Roi a laissé entendre mardi, devant les Corps constitués, sa déception à l’égard de la façon dont la Grande-Bretagne et les Etats-Unis avaient décidé de se « recentrer sur eux-mêmes », semblant évoquer, sans les nommer, le Brexit et l’élection de Donald Trump.

« Je confirme que j’ai couvert politiquement le discours du roi », a répondu jeudi M. Michel, interpellé par le Vlaams Belang. Le point n’a pas été discuté au conseil des ministres, conformément à la tradition constitutionnelle.

Des questions sur le sommet de Malte organisé vendredi ont fait rebondir le sujet. Le chef de groupe écologiste, Kristof Calvo, a annoncé le dépôt d’une résolution condamnant la politique de M. Trump, à laquelle il invitait les autres partis à se joindre.

« Il serait approprié d’observer une certaine réserve lorsque l’on juge le résultat d’un processus démocratique », a répondu M. De Roover, estimant qu’il attendait cette réserve de toutes les institutions « je dis bien: de toutes les institutions ».

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02 février 2017 - 18h35