Des familles de victimes d'Orlando poursuivent Twitter, Facebook et Google

Les familles de trois victimes de la fusillade dans une boîte de nuit d’Orlando ont lancé une procédure judiciaire contre Facebook, Twitter et Google, les accusant d’avoir apporté un « soutien matériel » au groupe Etat islamique qui a revendiqué le massacre. Omar Mateen, un Américain d’origine afghane, a ouvert le feu en juin dans le Pulse, un club gay de Floride, perpétrant la pire attaque terroriste depuis le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis: 49 morts, 53 blessés.
Les proches de Tevin Eugene Crosby, Juan Ramon Guerrero Jr. et Javier Jorge-Reyes ont porté plainte cette semaine devant un tribunal fédéral du Michigan (nord) contre les deux réseaux sociaux et le géant d’internet, qu’ils accusent d’avoir « sciemment et dangereusement » permis au groupe jihadiste de se servir de leurs plateformes pour recruter, lever des fonds et diffuser sa propagande.
« Ce soutien matériel a joué un rôle important dans l’essor de l’EI et lui a permis de mener (…) de nombreuses attaques terroristes », dont le massacre d’Orlando, affirme la plainte.
Les familles réclament des dommages et intérêts pour ce « soutien matériel », sanctionné dans le droit pénal américain.
Ni Facebook ni Google n’ont répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP. Twitter n’a pas souhaité commenter.
Les trois entreprises, ainsi que Microsoft, ont annoncé en décembre la création d’une base de données commune rassemblant les « empreintes digitales numériques » de certaines images ayant été retirées de l’une ou l’autre de leurs plateformes, pour lutter contre les contenus à caractère « terroriste ».
Twitter a récemment annoncé avoir suspendu depuis mi-2015 plus de 360.000 comptes faisant l’apologie du terrorisme. Des efforts jugés insuffisants par les plaignants.
« Après être apparus pour la première fois en 2010 sur Twitter, les comptes Twitter de l’EI ont crû à un rythme impressionnant et, jusqu’à récemment, les comptes officiels de l’EI sont restés sans entrave », stipule la plainte.
L’organisation djihadiste, poursuit-elle, « a utilisé Google et Facebook de la même manière ».

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22 décembre 2016 - 00h30