Décret Trump: manifestations à la Maison Blanche et dans les aéroports

Les abords de la Maison Blanche résonnaient dimanche des slogans scandés par plusieurs milliers de manifestants en soutien aux voyageurs empêchés d’entrer sur le territoire américain par le décret signé vendredi par Donald Trump, qui limite drastiquement, pour les prochains mois, l’entrée sur le territoire américain de ressortissants étrangers issus de 7 pays à majorité musulmane. « L’amour pas la peur. C’est ce qui donne à l’Amérique sa grandeur », reprenait en choeur une foule compacte tenue à bonne distance de la résidence présidentielle par de hauts grillages clôturant Pennsylvania Avenue. « Ce décret est vraiment contre nos principes fondateurs et ce que dit la Constitution », explique Jeff Lockwood, un père de famille de 44 ans, qui faisait partie des protestataires. Parmi les pancartes, on pouvait voir des reproductions de la statue de la liberté.
Environ 300 manifestants ont également investi en fin de journée l’aéroport de Dulles, près de Washington, dans l’intention de soutenir d’éventuels passagers bloqués par le décret. Des actions similaires se sont mises en place au Logan International Airport de Boston, à JFK (New York), à l’aéroport international de Los Angeles et aux aéroports internationaux déservant le Connecticut et la ville d’Atlanta, selon des journalistes locaux.
A Los Angeles, une pancarte « Make America kind again » (Rendez sa gentillesse à l’Amérique) faisait écho au slogan de campagne de Trump. A New York et Boston, des manifestations ont également eu lieu en centre-ville.
Reince Priebus, le secrétaire général de la Maison Blanche, a indiqué dimanche que la majorité des personnes retenues à leur arrivée sur le tarmac américain samedi avaient déjà été libérées. Les autres devraient également finir par passer « pour autant qu’il ne s’agisse pas d’affreuses personnes », a-t-il précisé. Le même Reince Priebus a lancé à la NBC qu’il ne « s’excuserait de rien », car « s’il y a des gens qui ne doivent pas être ici, ils seront détenus ». Son président a quant à lui répété dimanche, selon une ligne de conduite déjà suivie la veille, que son décret, très controversé et à l’origine de nombreuses réactions indignées dans la communauté politique internationale, « n’est pas une interdiction visant les musulmans ».

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30 janvier 2017 - 01h00