Conflit israélo-palestinien – Netanyahu attendu à la Maison Blanche en février

Le président américain Donald Trump a invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à lui rendre visite à la Maison Blanche en février, ont annoncé dimanche les deux autorités, à l’issue du premier entretien téléphonique entre les deux hommes depuis l’investiture de Trump. « Une date finale sera fixée dans les jours qui précèderont » la visite, a précisé le bureau de M. Netanyahu en ajoutant que les deux dirigeants ont évoqué au cours de leur entretien « l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, le processus de paix avec les Palestiniens et d’autres sujets ». L’entretien téléphonique a été qualifié de « très chaleureux » par le bureau du Premier israélien.
Une communication de la Maison Blanche précise que Trump et Netanyahu ont discuté des manières de renforcer la « relation particulière » entre les deux pays. Le nouveau président américain et le Premier ministre israélien ont évoqué les « menaces que constitue l’Iran » et sont convenus qu’une paix israélo-palestinienne ne pouvait être que « négociée directement ».
Les échanges concernant l’Iran laissent présager un durcissement de la nouvelle administration américaine vis-à-vis de Téhéran. Netanyahu et Trump sont tous deux très critiques de l’accord international conclu sous l’administration Obama au sujet du nucléaire iranien, et Trump a même évoqué la possibilité de le renégocier.
Son attitude tranche également avec celle d’Obama et de la plus grande partie de la communauté internationale en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien. Les autorités israéliennes de Jérusalem n’ont d’ailleurs pas traîné après le départ de Barack Obama de la Maison Blanche, annonçant dès dimanche avoir approuvé la construction de 566 nouvelles habitations destinées aux colons dans Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël depuis 1967.
La fin du mandat d’Obama avait été marquée par l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant la politique de colonisation israélienne. Les Etats-Unis, plutôt que d’utiliser leur droit de veto comme c’est habituellement le cas pour ce genre de questions sensibles touchant à l’Etat hebreu, s’étaient abstenus, permettant l’adoption de la résolution avec 14 voix pour sur 15.
Un porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas a ainsi condamné dimanche l’annonce des nouveaux logements, indiquant qu’il s’agissait d’une violation flagrante de la résolution onusienne. « Mettez fin à la politique extrémiste du gouvernement israélien, qui détruit la possibilité d’une solution à deux Etats », a-t-il réagi, appelant le Conseil de sécurité à l’action, selon l’agence de presse Wafa.

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23 janvier 2017 - 00h20