Chili: les bourreaux des derniers disparus de la dictature condamnés

La Cour suprême du Chili a condamné mercredi 33 ex-agents de la dictature d’Augusto Pinochet pour les disparitions de cinq opposants en 1987, les dernières de ce régime militaire (1973-1990). Les victimes, Julian Peña, Alejandro Pinochet (sans lien de famille avec l’ex-dictateur), Manuel Sepulveda, Gonzalo Fuenzalida et Julio Muñoz, membres du Front patriotique Manuel Rodriguez, “ont été enlevés par des agents de l’Etat en représailles du kidnapping du colonel Carlos Carreño” avant que leurs restes ne soient jetés à la mer, selon la décision de justice.
Alvaro Corbalan et Hugo Salas, deux des responsables des services de renseignement (CNI), la police secrète de la dictature, ont été condamnés à 15 ans de prison. Tous deux sont déjà derrière les barreaux pour d’autres violations des droits de l’homme.
Ivan Quiroz, le chef de l’opération policière également déjà en prison, et les 30 autres agents, qui se trouvent eux en liberté, ont été condamnés à des peines de 5 à 10 ans.
La justice chilienne maintenait encore ouverts, fin 2016, près de 1.200 dossiers de crimes contre l’humanité sous la dictature du général Pinochet, qui a causé la mort de plus de 3.000 personnes alors que quelque 38.000 ont été torturées, selon des estimations officielles.
L’ex-dictateur est mort d’un infarctus à 91 ans en décembre 2006, sans jamais avoir été jugé pour la répression exercée sous son régime.

Partager l'article

22 mars 2017 - 22h00