Charles Michel estime qu'il faut assumer une Europe à plusieurs vitesses

Prenant la parole lors des voeux de l’Union wallonne des entreprises à Genval (Rixensart), le premier ministre Charles Michel (MR) a notamment commenté le contexte international qui s’est considérablement transformé ces derniers mois. Considérant que la tradition d’ancrage international solide de la Belgique est un atout, il a précisé que le pays devait continuer à faire entendre sa voix avec un positionnement volontaire et engagé dans le projet européen. Pour Charles Michel, il faut désormais assumer une Europe à plusieurs vitesses, dont la zone euro doit être le noyau dur. “Pour nos parents et nos grands-parents, le projet européen est naturel, évident. Mais depuis dix ans, quand on parle d’Europe, on parle de crise: il faut réenchanter le projet européen pour qu’il soit plus en phase avec les attentes de nos concitoyens. Il ne faut pas laisser les populistes en faire le punching-ball de leurs simplismes”, a indiqué Charles Michel mardi.
Convenant que les décisions sont difficiles à prendre à 27, le premier ministre estime qu’il faut assumer une Europe à plusieurs vitesses, avec un noyau dur qui serait la zone euro parce qu’elle est moteur de réforme et de croissance.
Charles Michel a évoqué deux priorités pour ce projet: le développement de l’économie en misant sur la relance et l’emploi, notamment des jeunes; et la sécurité intérieure et extérieure comprenant des contrôles stricts aux frontières extérieures et un échange d’informations efficace.

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24 janvier 2017 - 20h05