Brésil : des renforts envoyés vers l'Etat en proie aux violences

Le gouvernement brésilien a annoncé mercredi l’envoi de 550 militaires supplémentaires vers l’Etat d’Espirito Santo (sud-est), secoué depuis ce week-end par une vague de violence liée à une grève des policiers. Malgré un début de retour au calme mardi après les violences du week-end, le gouverneur César Colnago a estimé mercredi que le contingent de 1.200 hommes déjà sur place “n’était pas suffisant” pour garantir l’ordre public.
“Pour que nous soyons en sécurité, au moment où les habitants ne sont plus en conditions de se déplacer, quasiment enfermés chez eux, nous demandons des effectifs supplémentaires” des forces armées, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Vitoria, la capitale de l’Etat, à 500 km au nord de Rio de Janeiro. “Nous allons venir à bout de cette crise”, a ajouté le gouverneur.
Aux 550 nouveaux militaires, s’ajouteront une centaine d’effectifs de la Force nationale, qui comprend des policiers et des pompiers, selon le ministre de la Défense Raul Jungmann.
“La situation aujourd’hui (mercredi) commence à se normaliser, on nous indique une réduction conséquente du nombre d’homicides. La sensation d’insécurité commence à disparaître pour que les personnes puissent reprendre leurs activités”, a déclaré le ministre dans un communiqué.
Depuis samedi soir, les familles des policiers bloquent les accès des commissariats pour demander une amélioration des salaires et des conditions de travail des agents, qui n’ont pas le droit, eux, de manifester.

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09 février 2017 - 00h10