"Brooklyn Village", Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville

« Brooklyn Village » d’Ira Sachs a remporté le Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville, dans l’ouest de la France, où le Prix du Jury a été remis à deux films critiques de l’American Way of life, « Captain Fantastic » de Matt Ross et « Le Teckel » de Todd Solondz. « Brooklyn Village » raconte l’histoire d’une famille de Manhattan qui hérite d’une maison à Brooklyn, dont le rez-de-chaussée est occupé par la boutique de Leonor, une couturière latino-américaine. Les garçons des deux foyers vont se lier d’amitié, mais les rapports entre leurs familles vont se dégrader dès que les nouveaux arrivants vont réaliser que le loyer versé par Leonor est bien en dessous du marché. « Brooklyn Village » est la 8e réalisation d’Ira Sachs qui était déjà présent à Deauville il y a deux ans, avec « Love is strange », en compétition.

De leur côté, « Captain Fantastic » – deuxième long métrage de l’acteur Matt Ross– et « Le Teckel » jettent un regard acerbe sur le mode de vie américain. Outre le Prix du Jury, « Le teckel » a reçu le Prix de la Révélation. Parmi les 14 films en compétition cette année, c’est « The Fits » qui s’est vu décerner le Prix de la Critique. Premier long métrage d’Anna Rose Holmer, « The Fits » raconte l’histoire de Toni, 11 ans, une jeune fille qui s’entraîne dans la salle de boxe de son grand frère. Elle découvre qu’à l’étage au-dessus, un groupe de filles apprend une variante très physique du hip hop, le drill. Attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, Toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse.

Le Prix d’Ornano-Valenti – réservé, lui, aux auteurs français – a été attribué à « Willy 1er » de Ludovic et Zhoran Boukherma. Enfin, le Prix littéraire Lucien Barrière a récompensé Stewart O’Nan pour « Derniers feux sur Sunset ». Le festival a rendu hommage à Michael Moore, dont le nouveau documentaire « Where to invade next » a été présenté. Le réalisateur, Palme d’or à Cannes en 2004 pour son film « Fahrenheit 9/11 », a été contraint d’annuler sa venue à Deauville, pour raison familiale. Le festival a aussi rendu hommage à l’acteur et réalisateur Stanley Tucci. Venant pour la quatrième fois à Deauville, il a inauguré une cabine de plage à son nom, sur les planches de la station balnéaire, une tradition du festival.

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12 septembre 2016 - 07h25