Brexit – Obama met en garde contre l'"hystérie" après le Brexit

Le président américain Barack Obama a mis en garde contre une “hystérie” internationale après le vote pour le Brexit, appelant dans une interview publiée mardi à ne pas surévaluer la portée d’une décision qui n’aura pas de conséquences “catastrophiques”. “Je pense que le meilleur moyen de voir cela est: on a appuyé sur le bouton pause concernant le projet d’une intégration européenne complète”, a affirmé le président Obama sur la radio publique américaine NPR, à propos du vote des Britanniques pour une sortie de l’Union européenne. “Je n’exagèrerais pas” l’impact du Brexit, a poursuivi le président américain, qui avait pris très clairement position en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’UE ces derniers mois. “Il y a eu un peu d’hystérie après le vote pour le Brexit, comme si en quelque sorte l’Otan avait disparu, l’alliance transatlantique s’était dissolue et chaque pays se recroquevillait dans son coin”, a-t-il ajouté. “Cela n’est pas ce qui se passe”.

Le vote des Britanniques s’explique surtout par une UE “qui avançait probablement plus vite qu’elle n’aurait dû” et “sans le consensus” nécessaire, a-t-il jugé. Le président américain “n’anticipe pas qu’il y aura de grands changements catastrophiques en conséquence” du vote jeudi dernier lors du référendum au Royaume-Uni. “Je pense que cela va être un moment où toute l’Europe va dire: +Prenons notre souffle et voyons comment conserver nos identités nationales, comment conserver les bénéfices de l’intégration et comment gérer les frustrations que ressentent nos électeurs”, a encore confié Barack Obama à NPR.

Vendredi dernier, dans la foulée du vote, il avait affirmé que le Royaume-Uni et l’UE resteraient des “partenaires indispensables” des Etats-Unis, disant également respecter la décision des Britanniques. Barack Obama s’est encore voulu rassurant mardi quand à l’avenir des relations avec le Royaume-Uni: “Gardez à l’esprit que la Norvège n’est pas membre de l’Union européenne, mais la Norvège est l’un de nos plus proches alliés”.

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28 juin 2016 - 15h45