"Blair Witch" a le projet d'effrayer toujours autant de monde

Tourné avec des bouts de ficelle, des caméras vidéo et des acteurs inconnus, « Le projet Blair Witch » avait apporté un nouveau souffle au film d’horreur et au cinéma indépendant il y a 17 ans. « Blair Witch », sa suite en salles mercredi, espère renouveler ce succès. Renouant pourtant avec ce genre, le nouveau « Blair Witch », réalisé par Adam Wingard (auteur du film d’horreur « V/H/S ») et écrit par le scénariste Simon Barrett, a été présenté en avant-première mondiale dimanche au Festival de Toronto.

Développé et tourné dans le plus grand secret et sous le nom de code « The Woods », le film avait été montré en comité restreint lors du Comic-Con de San Diego en juillet. Adam Wingard avait abasourdi le public en révélant le vrai nom du film à la dernière seconde.

Se positionnant en héritier direct de l’original de 1999, « Blair Witch » veut effacer tous les mauvais souvenirs qu’avait pu laisser le « Livre des ombres » .

Le film raconte l’histoire d’un étudiant en cinéma, James Donahue, interprété par James Allen McCune (« The Walking Dead »), qui mène l’enquête sur la disparition de sa soeur, Heather.

Alors que la jeune femme a été vue pour la dernière fois hurlant dans une cabane perdue au fond des bois dans le premier film, James pense qu’elle pourrait être encore en vie, sur la foi d’une vidéo vue sur YouTube.

Il décide d’aller dans la forêt de Black Hills dans le Maryland pour la retrouver, avec ses amis Lisa (Callie Hernandez), Peter (Brandon Scott) et Ashley (Corbin Reid).

Ils sont guidés par Lane (Wes Robinson) et Talia (Valorie Curry), les deux habitants de la région qui ont posté la vidéo sur le réseau social. Mais, tandis que la nuit tombe, le groupe commence à être envahi par une présence menaçante, marquant le début de leurs ennuis.

Si le grain du « found footage » a été conservé, les caméras de l’opus original ont été remplacées par les technologies numériques, avec l’utilisation de caméras frontales, de GPS et même d’un drone.

Les critiques à Toronto ont été mitigées, certains saluant le travail d’Adam Wingard, d’autre reprochant au film un manque de subtilité.

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16 septembre 2016 - 10h40