Birmanie: Fin des pourparlers avec les minorités en rébellion

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a conclu samedi les premiers grands pourparlers de paix avec les minorités rebelles, y voyant « une première rencontre » mais reconnaissant que la paix était encore loin, d’autant que le plus puissant de ces groupes rebelles a claqué la porte dès le deuxième jour. Aucune résolution n’a émergé de ce sommet – mais aucune n’était attendue. Il s’agissait d’une première prise de contact, pour permettre à une vingtaine de minorités armées de venir exprimer leurs doléances et leurs demandes.

La prix Nobel de la paix avait promis mercredi à l’ouverture des pourparlers de transformer la Birmanie en Etat fédéral, une fois la paix signée avec les rébellions ethniques du pays. « Un accord sur un cessez-le-feu national est la première étape vers la paix, mais aussi vers l’établissement d’une fédération attendue depuis longtemps », a déclaré celle qui est de facto chef du gouvernement.

Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis quelques mois après des élections fin 2015, a fait de la fin des guérillas et de l’établissement d’un Etat fédéral l’une de ses grandes priorités. « Atteindre la paix est très difficile », a-t-elle déclaré devant les centaines de délégués rassemblés samedi pour la clôture du sommet. « Mais c’est une première rencontre. Il y en aura d’autre. Et nous avons beaucoup à faire entre les rencontres ».

Au total, 17 groupes rebelles se sont joints aux discussions, mais plusieurs groupes importants, notamment Kachin et Shan, ont boudé l’événement.

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03 septembre 2016 - 14h05