Bart De Wever et le potentiel attentat évité à Anvers – Jambon entend dissocier le rôle du bourgmestre de celui du chef de corps

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon a tenu jeudi à « dissocier le rôle du bourgmestre de celui du chef de corps » dans la gestion de la sécurité locale, en réponse à des questions de députés au sujet de la communication controversée de leur collègue bourgmestre d’Anvers Bart De Wever relative à un « potentiel attentat évité » dans la métropole il y a une semaine. Le ministre de la Justice Koen Geens a indiqué mercredi en commission de la Chambre que le Parquet fédéral et le Parquet local avaient déconseillé formellement toute communication au sujet de l’interception d’un véhicule qui circulait à grande vitesse sur le Meir à Anvers jeudi dernier. « Il y a eu des contacts en ce sens entre le Parquet et les services du bourgmestre », a admis le ministre Jambon mais eu égard à la « séparation des pouvoirs », Bart De Wever est libre de juger de l’opportunité de son action. Le ministre a rappelé qu’il s’agissait d’un fait peu commun dénoncé par des militaires avec un véhicule roulant à grande vitesse « avec l’objectif de viser des piétons », une information inédite jusqu’ici.

En ce qui concerne le chef de corps, il y a eu contact avec le Parquet. Si le Parquet fédéral dit avoir signifié une interdiction de communiquer, on doit pouvoir trouver un écrit, et si tel est le cas « on fera une enquête », a expliqué M. Jambon.

Le ministre a estimé que la conférence de presse donnée à Anvers était de nature purement factuelle et n’entrait pas dans le périmètre de l’enquête. « Il y avait trois fois plus d’informations dans le communiqué de presse du Parquet fédéral », a-t-il dit. Au-delà, il a relativisé l’incident, soulignant que sa priorité du moment allait à la gestion du niveau de terrorisme dans le pays.

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30 mars 2017 - 17h10