Attentat sur un marché de Noël à Berlin – Donald Trump dénonce une "menace purement religieuse"

Le président élu américain Donald Trump a estimé vendredi que l’attentat au camion-bélier à Berlin, qui a fait douze morts lundi et dont l’auteur a été tué en Italie dans la nuit de jeudi à vendredi, reflétait une « menace purement religieuse ». « Le terroriste qui a tué tellement de personnes en Allemagne a dit juste avant le crime ‘Par la volonté de Dieu, nous allons tous vous tuer, porcs' », a tweeté M. Trump dans un premier message, après la diffusion vendredi d’une vidéo où l’auteur de l’attentat fait allégeance au chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi.
Puis, dans un second tweet, M. Trump a estimé qu’il s’agissait « d’une menace purement religieuse, qui est devenue réalité. Tant de haine. Quand les Etats-Unis, et tous les autres pays, vont-ils répliquer? « .
Quelques heures seulement après l’attentat survenu lundi sur un marché de Noël de la capitale allemande, alors que les autorités locales cherchaient encore à savoir qui en était l’auteur et avant toute revendication par le groupe Etat islamique, il avait affirmé que ces événements étaient avant tout un attentat contre les chrétiens.
« Des civils innocents ont été tués dans les rues alors qu’ils se préparaient à fêter Noël », avait-il ainsi indiqué dans un communiqué le lundi soir.
Le groupe « Etat islamique et d’autres terroristes islamistes attaquent continuellement les chrétiens au sein de leurs communautés et lieux de culte dans le cadre de leur djihad mondial », avait-il poursuivi.
Deux jours plus tard, il a considéré qu’il s’agissait d’un « attentat contre l’humanité. Voilà ce dont il s’agit. Un attentat contre l’humanité et cela doit cesser », dans de très brefs commentaires à des journalistes devant le club de luxe de Mar-a-Lago, à Palm Beach en Floride, où il passe la fin de l’année.
L’EI a revendiqué l’attentat mardi par le biais de son agence de propagande Amaq. Le parquet anti-terroriste allemand a identifié mercredi le suspect comme étant Anis Amri, un ressortissant tunisien de 24 ans.

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24 décembre 2016 - 01h00