Arabes et juifs Israéliens manifestent à Tel-Aviv contre des démolitions de maisons

Des Arabes et des juifs israéliens ont marché dans l’unité samedi soir dans le centre de Tel-Aviv pour appeler le gouvernement à stopper les démolitions de maisons d’Arabes israéliens construites sans permis, ces derniers leur étant rarement accordés. Environ 1.000 personnes ont pris part à l’évènement, certains arborant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire en arabe et en hébreu “Juifs et Arabes ensemble”, a constaté un journaliste de l’AFP.
A la tête du défilé figuraient des députés du parti de gauche Meretz et de la Liste unifiée, une coalition de différentes formations arabes israéliennes.
Ils accusent le gouvernement de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu de mener une campagne contre des habitations illégales d’Arabes israéliens pour apaiser la colère des colons après la décision de la Cour suprême d’évacuer la colonie “sauvage” d’Amona en Cisjordanie occupée.
Des tensions ont éclaté le mois dernier lors d’une protestation contre la démolition de maisons dans le village bédouin d’Oum al-Heiran, dans le sud d’Israël, au cours de laquelle un policier et un Arabe israélien soupçonné de l’avoir attaqué ont été tués.
Les membres de notre gouvernement “construisent un récit de la peur (…) à des fins politiques”, a dénoncé samedi devant les protestataires la députée Meretz Michal Rozin.
A la suite de l’ordre émis pour le démantèlement de la colonie juive d’Amona, M. Netanyahu avait affirmé en décembre sa volonté de s’attaquer aux constructions arabes non autorisées.
“La loi doit être équitable, la même loi qui oblige à évacuer Amona oblige également à détruire les constructions illégales dans d’autres parties de notre pays”, avait-il affirmé.
“Par conséquent, j’ai donné l’ordre d’accélérer la démolition des constructions illégales (…) dans toutes les régions du pays, ce qui sera fait dans les prochains jours.”
Les habitants d’Amona ont été évacués jeudi, et les logements devraient être démolis la semaine prochaine.
Les Arabes israéliens, qui sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création d’Israël en 1948, ont la nationalité israélienne et représentent 17,5% de la population de l’Etat hébreu.
Ils se plaignent de discrimination et affirment notamment être obligés de construire leurs habitations sans permis, les autorités refusant de le leur accorder.

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05 février 2017 - 00h10