Après 20 ans de résistance, la Fédération Wallonie-Bruxelles se dote d'un examen d'entrée

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mercredi soir un avant-projet de décret instaurant, dès la rentrée académique prochaine, un examen d’entrée aux études de médecine et de dentisterie dans les facultés francophones. L’épreuve, qui sera organisée pour la première fois le 8 septembre prochain de manière centralisée, répond à l’exigence du fédéral qui menaçait la Fédération de ne plus octroyer de numéros Inami aux étudiants en cours de formation si celle-ci ne prenait pas des mesures pour respecter le contingentement fédéral de praticiens.

L’épreuve portera sur huit matières distinctes, rassemblées en deux parties distinctes.

La première évaluera les connaissances scientifiques (biologie, chimie, physique et mathématiques) des candidats, la seconde s’attachant à leurs capacités de communication, d’analyse critique, d’éthique et d’empathie, des aspects jugés importants pour l’exercice des professions de soins.

Pour réussir l’épreuve, les candidats devront obtenir une moyenne d’au moins 10 sur 20 pour chacune des deux parties, mais avec un minimum de 8 sur 20 pour chacune des huit matières évaluées.

« Ce dispositif n’est certainement pas idéal », a commenté le ministre Jean-Claude Marcourt, à l’origine du décret malgré son opposition de longue date à toute sélection à l’entrée des études. « C’est extrêmement cruel de jouer l’espoir d’une vie sur une seule journée », a-t-il ajouté.

Le texte a été approuvé par la majorité PS-cdH.

L’opposition MR, favorable à l’examen d’entrée, s’est toutefois abstenue pour dénoncer l’absence d’année propédeutique pour aider les étudiants moins bien préparés par leur établissement secondaire à ces études exigeantes.

Ecolo, Défi, le PTB ainsi que André-Pierre Puget (indépendant), ont tous voté contre.

Une vingtaine de membres de la Fédération des étudiants francophones (FEF), opposée à tout examen d’entrée, étaient présents mercredi en tribune. En guise de protestation, ils ont placé un masque opératoire sur leur visage, mais sans provoquer d’incident.

Partager l'article

29 mars 2017 - 20h30