A vendre en France: chars de combat et Jeep de la Seconde guerre mondiale

Les amateurs d’engins historiques pourront bientôt s’offrir chars de combat, Jeep et autres véhicules militaires datant de la Seconde Guerre mondiale: faute de visiteurs, le musée du tank en Normandie (nord-ouest de la France) disperse l’ensemble de sa collection aux enchères. Parmi les 130 objets mis en vente le 18 septembre par la maison parisienne Artcurial figurent un tank M4 Cadillac de 1942, estimé entre 80.000 et 140.000 euros, une Jeep MB de 1944 estimée à 25.000 euros, un bulldozer Caterpillar D-8 de 1943 estimé entre 4.000 et 6.000 euros.
Pour les petits budgets, des mannequins vêtus d’uniformes de pilotes de l’US Navy ou de résistants sont disponibles à la vente pour un prix d’appel fixé à 200 euros.
« Pour des raisons économiques, environnementales et fiscales, j’ai décidé de fermer le musée et de vendre l’ensemble de la collection », a expliqué Patrick Nerrant, fondateur du Normandy Tank Museum situé à Catz, à proximité des plages du Débarquement de juin 1944.
Lancé en 2013, le musée a vu sa fréquentation baisser de « près de 30% » cette année. En cause, les « problèmes de terrorisme en France » qui font fuir les touristes mais aussi le manque de soutien financier, selon le collectionneur.
Ce passionné, pilote de la compagnie aérienne Air France à la retraite, a commencé à collectionner les véhicules et blindés de la Seconde Guerre mondiale dans les années 80 et a depuis restauré avec ses deux fils plus d’une vingtaine de différents modèles de tanks. Sa première acquisition: un char M24 Chaffee de 1944 avec lequel il a fait « le tour du monde pour des commémorations ».
Le musée, qui s’étend sur 3.000 m² de hall d’exposition, contient plus de quarante véhicules, des milliers d’objets de la Seconde Guerre mondiale, une piste d’aviation et cinq hectares de terrain permettant des démonstrations, selon le site officiel. Les vols de démonstration et les parcours en char ont valu à M. Nerrant « plusieurs pétitions des riverains », une autre raison qui l’a poussé à mettre fin à son projet.
Malgré la vente des objets de son musée, M. Nerrant conserve une « petite réserve » avec laquelle il espère ouvrir un autre lieu de mémoire.

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22 août 2016 - 17h20