60 ans du Traité de Rome – Des milliers de manifestants en marge des 60 ans du traité fondateur européen

Des milliers de personnes participaient samedi à différents cortèges à Rome en marge des 60 ans du traité fondateur européen, dans une ville sous haute surveillance qui redoute des débordements. La police italienne a annoncé dans la matinée avoir trouvé à bord de plusieurs camionnettes des cagoules, des masques à gaz, des barres métalliques, des fumigènes ou encore des sacs remplis de grosses pommes de pin. Plus de 10.000 personnes ont défilé en direction du Colisée sous les couleurs rouge et vert de « Notre Europe », en faveur d’une union libérée des murs, de l’austérité et du racisme.

Sous un franc soleil et dans une ambiance bon enfant au son de « Bella Ciao », ces manifestants ont défilé derrière les bannières de syndicats et d’organisations comme Greenpeace. « Nous sommes ici pour demander une Europe qui ne soit pas celle des banques et de la bureaucratie mais des droits des travailleurs et des étudiants », a déclaré Giovanni Zannier, 22 ans, étudiant en sciences internationales. « L’Europe se désintègre et nous avons au maximum dix ans pour la sauver », avait expliqué vendredi l’ancien ministre grec Yanis Varoufakis, l’un des animateurs de ce cortège.

Le Colisée devait voir ensuite converger aussi les partisans d’une Europe fédérale, partis de la place de la célèbre Boccca della Verità. Certains étaient drapés aux couleurs européennes, tandis que des Britanniques anti-Brexit arboraient l’Union Jack frappée des étoiles européennes ainsi que des pancartes en italien « Nous serons toujours européens ». « C’est le 60ème anniversaire d’un traité qui s’est fait quand j’avais 15 ans. Je suis une fille de la guerre et ce grand mouvement européen est devenu mon idéal politique », a expliqué Catherine Chastenet, une retraitée parisienne de 74 ans. « Nous croyons en l’Europe dont nous voulons qu’elle devienne un ensemble d’Etats unis », a déclaré Sergio Enrico, 77 ans, membre du Mouvement fédéraliste européen (MFE) et venu de Vérone (Italie) avec son épouse.

Dans le même temps, des souverainistes italiens étaient réunis sur une autre place de la ville tandis qu’un cortège « Euro-stop » était prévu en début d’après-midi au sud du centre historique.

Au total, la préfecture a annoncé s’attendre à un total de quelque 30.000 manifestants au sein des différents cortèges et redoute particulièrement que quelques centaines d’activistes Black Bloc –groupes de militants anarchistes ou autonomes– ne viennent s’infiltrer.

Partager l'article

25 mars 2017 - 15h55