Sécurité du Cirque royal : le Botanique renvoie la balle à la Ville de Bruxelles

En réaction aux manquements en termes de sécurité incendie au Cirque royal soulevés lundi soir au conseil communal de la Ville de Bruxelles et attribués à une gestion de l’ancien concessionnaire des lieux qualifiée d' »irresponsable », le Botanique a fait remarquer mardi dans un communiqué que ces travaux relevaient de la responsabilité du propriétaire, à savoir la Ville elle-même. Il précise que des études avaient été réalisées, mais que la Régie foncière n’a jamais donné suite.

Le Botanique souligne qu’à l’état des lieux de sortie, l’expert indépendant désigné par la Ville et le Botanique a reconnu des investissements réalisés pour 992.435 euros. L’ASBL ajoute que tous les contrats d’entretien et de contrôle des installations ont été fournis.

Le 10 juillet 2014, le Collège de la Ville de Bruxelles a accordé au Botanique, pour 15 ans, le permis d’environnement de classe 2 autorisant l’exploitation de la salle de spectacles. Dans celui-ci, la Ville note, entre autres, avoir pris acte des travaux électriques à réaliser rapidement pour faire disparaître les infractions, selon le rapport de visite du Siamu (Service d’Incendie et d’Aide médicale urgente).

Le Botanique avance avoir envoyé le 30 septembre 2014 à la Régie foncière une étude en rapport, qui est restée lettre morte. Il précise que d’autres études liées la sécurité incendie ont été réalisées. « La chaufferie, l’installation électrique, les travaux de compartimentage auraient justifiés un plan d’investissement de la Ville au profit d’une de ses infrastructures les plus remarquables. Au lieu de quoi, elle a fait systématiquement la sourde oreille aux nombreuses demandes qui lui ont été adressées », peut-on lire dans le communiqué. Le Botanique remarque avoir reçu le Cirque Royal en 1999 dans un état de vétusté avancée. L’ASBL déplore aussi l’absence de réponses pour sécuriser le lieu après les attentats de Paris et de Bruxelles.

« Cette campagne de dénigrement du Botanique cache mal le malaise de la Ville à expliquer le fondement de sa décision », conclut l’ASBL dans son communiqué, en réponse à ce qu’elle considère être des « accusations infondées ».

Le coût des travaux de mise en conformité a été estimé par la Ville à 3,6 millions d’euros, sur base du rapport indépendant de Vinçotte et de ceux du Siamu et de Bruxelles Environnement.

Belga

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13 septembre 2017 - 06h58